Entre peinture & graphisme :
les allers-retours de Den Chamanie

Homme de l’ouest, Den Chamanie est né à Angers en 1967 avec la passion du dessin, un crayon à la main.

C’est donc tout naturellement qu’en 1984, alors que ses déambulations l’entraînent irrésistiblement dans les lieux depuis sa prime enfance, que les Beaux-Arts d’Angers lui ouvrent officiellement leurs portes. Il n’a alors que 17 ans. Il y étudie jusqu’en 1988, exhibant ses premiers travaux de peinture et de dessins à travers la ville, tout en s’amusant à animer des émmissions sur les ondes des radios libres Danger FM et Radio Gribouille et exerçant son trait pour les affiches du réseau rock angevin (Lo’Jo, Black & Noir, Jo Bithume, Bubble Blue She Made, etc).

En 1989, son regard se tourne vers Paris.

L’Aventure commence au sein des Graphistes associés, atelier issu du groupe Grapus (groupement de graphistes revendiquant le statut d’auteur et d’utilité publique, dont l’influence s’étendra tant en France qu’à l’internationale).

Il y façonne son métier ainsi que l’Art de l’image imprimée jusqu’en 1994, avant de voler de ses propres ailes et devenir définitivement indépendant.

Graphiste soit, il continue de peindre se spécialisant dans l’Art du portrait. Multiplie les expos dans les bars et squats et ateliers d’artistes parisiens. Il « performe » aussi : à New York avec le groupe Lo’Jo, à Pragues pour la manifestation « People to People », à Berlin ou Brussels (…), dessine pour L’Humanité, L’Humanité Dimanche, Libération, Révolution et Regards (…).

En 2001, l’envie de nature au quotidien le ramène dans le Maine-et-Loire où il installe son nouvel atelier.

Sa collaboration avec les Lo’Jo perdure, celle avec le Santa Macairo Orkestar commence, alors que parallèlement se succèdent celles avec Le Théâtre du champ de Bataille, l’Arthothèque d’Angers, la programmation itinérante de Villages en Scène ou encore le festival international des Arts de rue les Accroches-Cœurs en 2005 entre autres.

Cela perdurera jusqu’en 2013, année où il offre un nouveau virage à sa Vie.

Loin des compromis de la commande inhérente au graphisme. Il ébroue et redéfinit sa notion de « Liberté » et telle une évidence, se tourne quasi exclusivement vers la peinture et son intemporalité.